Category Archives: Mon Histoire

RENAISSANCE DE L’ENFANT EN SOI

Bonjour
Avec l’arrivée du printemps, je vous offre ce poéme comme un bouquet de fleurs !

Renaissance de l’enfant en soi.

Par un mauvais usage, du corps et de l’esprit,
Ce beau bébé bien sage, qui a reçu la vie,
Deviendra un adulte, avec plein de problémes,
Liés pour la plupart, a la peur qu’on ne l’aime.

Plutôt que de rester, dans cet état de choses,
Un beau jour il voudra, ne plus être morose,
Et ainsi retrouver, pour son plus grand bonheur,
L’enfant resté caché, tout au fond de son coeur.

Cette longue recherche, cette prise de conscience,
Exige du courage, et beaucoup de patience,
Abandonner les masques, et toutes les résistances,
Accepter de mourir, a l’ancienne existence.

C’est alors que quittant, une vieille carapace,
Cet ancien mort-vivant, secouant sa carcasse,
Découvre aufond de lui, ce bel enfant en soi,
Et va pouvoir enfin, le traiter comme un roi !

Jacques (08/01/1991)

JOURNÉE DE LA FEMME

Bonjour,
Voici ma contribution a la célébration de la journée de la femme :

La Femme

Oublier la souffrance, pour nous donner la vie,
Être aprés la naissance, celle qui nous nourrit,
D’un regard d’indulgence, souvent elle nous sourit,
Et pleine de patience, pour toujours nous bénit.

Offrant sa protection, comme sécurité,
Et sa compréhension, et sa ténacité,
Toute son affection, et toute sa beauté,
Elle est pleine d’intuition, et de sérénité.

D’un geste de tendresse, essuyer une larme,
Une douce caresse, pour rétablir le calme,
Un corps tout en souplesse, et débordant de charme,
Voila toute la sagesse, que nous offre la femme.

Jacques

LES TOURNESOLS

La magie des tournesols

Tournesols

Bonjour,
À l’approche du printemps je vous offre un poème que j’ai écrit trés tôt le matin du 22 juillet 1991 à la suite de cette expérience fabuleuse…

LES TOURNESOLS

Un beau matin d’été, tôt réveillé tôt levé,
Du lit je me suis jeté, pour aller me promener,
La-bas au loin j’aperçois, une immense foule en prière,
Des tournesols hauts comme moi, tous tournés vers la lumière.

Poussé par un appel sacré, je marche vers ce champ doré,
Et lorsque j’y suis arrivé, je commence à le pénétrer,
Et la magie commence, ici et maintenant,
Et je deviens l’un d’eux, fort merveilleusement.

Soleil parmi les soleils, je regarde le soleil,
Qui un peu plus se réveille, et prends part à mon éveil,
Moi aussi je suis une graine, plantée en terre et dressée la,
Au milieu de cette plaine, parmi tous ces soleils là.

Et soudain je me retourne, faisant face à des milliers,
De ronds jaunes qui séjournent, sur leurs magnifiques pieds,
Nous sommes tous séparés, mais faisons une unité,
C’est l’universalité, c’est aussi la liberté.

De l’astre merveilleux, qui éclaire nos cieux,
Je laisse emplir mes yeux, de ce don si précieux,
Il donne toute vie, et il est notre père,
Et c’est vrai que sans lui, mon énergie se perd.

Du soleil qui m’habite, au soleil qui reluit,
Des soleils qui méditent, une partie je suis,
Et lorsqu’enfin comblé, de ce que j’ai compris,
Sans en être troublé, c’est en disant merci,
À chacun de ces êtres, que je quitte le champ,
En me sentant renaître, en me sentant vivant.

Rempli de la nature, avec qui j’ai fêté,
Une communion si pure, une si belle vérité.
Ainsi va le monde et ainsi va la vie,
Et notre terre est ronde, aimons-nous mes amis.

En ce beau matin d’été, j’ai récolté la moisson,
Quand un soleil j’ai été, j’ai senti la compassion.

Jacques

LE GUERRIER PACIFIQUE (le film)

Bonjour,
Dans le dernier article, je vous faisais part de mon intérêt pour le livre de Dan Millman publié en 1980.
A partir de ce livre, a été réalisé en 2006 un film du même nom que j’ai visionné la semaine derniére…
Le film commence par un rêve ou Dan se voit avec une fracture de la jambe et plus tard dans le film il a un accident de moto et se fracture la jambe !
Il y a 22 ans (voir mes articles précédents ) je me suis placé dans une situation a la suite de laquelle je me suis retrouvé a l’hôpital pour une fracture de jambe.
Je réalise aujourd’hui que le livre m’avait préparé a vivre cette situation sans qu’a l’époque, j’ai fait le lien entre les deux.
C’est donc avec une belle émotion que j’ai regardé ce film en réalisant que les enseignements contenus dans le livre m’ont été profitables.
En effet, les lésions provoquées par le choc de ma jambe coincée entre les deux pare-chocs des voitures impliquées étaient assez intenses : double fracture ouverte du tiers inférieur de la jambe gauche, écrasement des 5 orteils et des 5 métacarpiens du pied gauche, fracture du calcanéum et déchirement des ligament croisés du genou…..
En regardant le film, j’ai pu identifier des attitudes que prônait Socrate dans le livre et aboutir ainsi a une guérison quasi-miraculeuse, sans oublier cependant la haute qualité du travail du chirurgien !
Bien que n’en étant pas conscient en 1992, la lecture du livre, engrammée dans mon sub-conscient, m’a permis d’aboutir a un résultat semblable a celui de Dan Millman.
Je peux donc affirmer que ce livre a changé ma vie !…
Jacques

SAINT VALENTIN 2 0 1 4

Bonjour et bonne Saint Valentin !
L’an passé j’ai écrit un article sur Saint Valentin et ses origines et je ne savais pas si ce blog serait encore actif un an plus tard, et voici que de nouveau nous sommes aujourd’hui le 14 Février, la fête des amoureux…
Tout d’abord les amoureux de la Vie car si nous n’aimons pas notre vie, nous ne pouvons aimer personne d’autre sincèrement, en surface, oui, en apparence, oui ou même  » à notre façon « ! mais ce n’est pas de l’Amour.
L’amour est ou il n’est pas, il ne se décline pas et ne supporte ni exceptions ni nuances.
Heureusement il existe des personnes qui s’aiment d’amour, qui n’ont besoin ni d’artifices ni de grandes démonstrations, ni de lois ni de religions pour s’aimer…
L’Amour est une énergie, c’est la seule énergie qui existe dans l’Univers et qui fait marcher le monde, l’absence d’Amour est la Peur qui engendre la guerre.
Il y a tellement de personnes sur terre qui meurent d’Amour ou plutot de manque d’Amour…
Je propose en cette fête particulière de méditer sur toutes ces personnes qui méritent amplement d’en recvoir et de leur offrir votre AMOUR…
Pas de l’argent, pas de bijoux mais des fleurs et des pensées d’Amour inconditionnel, cet amour qui tout comme un parfum que l’on porte sur soi embaume et ravit l’odorat des personnes que nous croisons.
Rayonnez l’Amour tout autour de vous pour cette belle journée et ensuite continuez jusqu’à l’année prochaine ( si, si, c’est possible !)

Ami(e), proche ou lointain,
Montres-moi ton sourire,
Oses te découvrir,
Un regard si coquin,
Remplira mon coeur, de bonheur….
JACQUES

PPREMIER FÉVRIER 1992…et les jours suivants.

Bonjour,
Je me suis réveillé de cette nuit spéciale calme et détendu et content d’être encore en vie, l’acceptation m’avait libéré de mon angoisse, l’infirmière s’est bien occupé de moi et j’avais encore à l’esprit ce qui dans mes rêves ou mon inconscient avait habité mes pensées, sensations ou imaginations, peu importe, je me suis vu devant deux êtres d’énergie évoquant pour moi Jésus et Bouddha (!) qui me demandaient si je voulais guérir rapidement, quelle question, qui subitement me menait vers une négotiation :  » Oui, je veux bien, mais pas trop vite car je ne veux pas avoir à faire à la télévision et aux journalistes ! « .
Par la suite je me suis trouvé bien « gonflé  » d’avoir ainsi discuté de ce cadeau qui m’était proposé par deux êtres plein de magnificence et de bonté !.
Mon mental n’était pas capable d’accepter une guérison quasi instantanée telle que cela m’était offert.
La suite m’a prouvé que les promesses n’étaient pas des paroles en l’air et la guérison de mon accident fut telle qu’à la veille de ma sortie, le chirurgien qui faisait mon plâtre s’est tourné vers moi et m’a dit :  » Je ne sais pas ce qui se passe, mais il y en a un de nous deux qui va à la bonne église !  »
Je n’ai pas eu le courage de lui avouer que le 27 janvier je m’étais procuré les 4 cassettes de  » La guérison spirituelle  » enregistrée par Patrick Drouot et que je les écoutais assidument pour mettre toutes les chances de mon coté. Je ne lui ai pas dit non plus que ce même jour du 27 janvier, une partenaire d’un exercice de relaxation m’avait demandé si j’avais quelque chose au genou gauche, et que le 30 janvier une dame de Montréal qui examinait au microscope une goutte de mon sang m’a parlé d’un problème au genou gauche !…
C’est comme si dans l’énergie qui nous entoure l’information de mon accident était déjà présente !
 » Ce ne sont pas les évènements qui comptent, mais la façon dont nous les vivons !  » cette phrase d’Épictète m’est revenue à l’esprit et j’ai compris l’importance de notre attitude face à la maladie et même, oui même face aux accidents…
Après l’accident de mon fils en 1978 et le mien en 1992 à la même jambe j’ai pu créer des liens et ouvrir des compréhensions nouvelles dans ma vie et dans ma pratique médicale,
Je vous en reparlerais à une autre occasion,
Jacques

PREMIER FÉVRIER 1992 ( 4 )

Bonjour,
La première nuit après l’opération a été passée dans une chambre commune un peu bruyante et le lendemain je fus transféré dans une chambre à deux lits, plus calme.
Avec le froid sur le lieu de l’accident et l’opération mon pied et ma cuisse avaient triplé de volume, au cours du pansement je pus apercevoir les orteils de mon pied gauche qui pointaient vers le ciel séparés les uns des autres de deux bons centimètres et certaines parties de la peau qui suintait abondamment présentaient des aspects noirâtres.
Dans la soirée je commençais à craindre l’apparition de la gangrène que je connaissais bien pour l’avoir rencontrée plusieurs fois chez des patients lorsque j’étais en France.
A un passage de l’infirmière de nuit, sans lui révèler mes sinistres pensées, je lui demandais si elle pouvait vérifier l’état de mon pied, elle sortit alors sa lampe électrique pour examiner mon pied et me dire gentillement :  » Tout va bien ! « . Je la remerciais et je restais angoissé à l’idée possible d’une septicémie et les pensées les plus sombres occupaient mon esprit jusqu’à un prochain passage de l’infirmière et cette fois-ci je me hasardais à lui demander si elle ne voyait pas de signes de gangrène… Toujours aussi gentiment, elle sortit sa lampe de poche et examina scrupuleusement mon pied, puis elle éteignit sa lampe et me dit calmement :  » Non, je ne vois rien !  » Dè que je lui ai dit :  » Merci !  » toutes mes craintes disparurent et je pus m’endormir.
La journée qui a suivi j’ai observé mon pied et je n’en menais pas large ( alors que lui l’était…large !).
Le soir venu je m’endormis avec la conviction profonde que si je devais mourir, j’acceptais cette issue sereinement.
Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la chambre cette nuit là ? Je sais simplement que je me suis réveillé dans un lit tout propre et que l’infirmière de jour m’a fait comprendre que sa collègue avait eu beucoup de besogne avec moi…
Ce que je sais c’est ce qui s’est passé dans mon esprit pendant ce temps et je vous en parle la prochaine fois,
Jacques

PREMIER FÉVRIER 1 9 9 2 ( 3 )

Bonjour,
L’ambulance se met en route pour Moncton avec à son bord, les deux blessés de la veille et deux infirmières, toujours dans des conditions de tempête car il est tombé un mètre quatre vingt de neige durant la fin de semaine.
Le voyage a donc été mouvementé et assez long, mais j’avais reçu une autre dose de potion magique et je ne souffrais pas, au contraire, je passais mon temps à monter et démonter des boites de cartons et lorsque j’ouvrais les yeux, il n’y avait plus de boites et elles réapparaissaient dès que je refermais les yeux.
J’ai bien essayé de prévenir l’infirmière qui était tournée vers l’autre patient ( impatient ) et je n’arrivais pas à la toucher pour attirer son attention.
Ceci m’a valu un bon fou-rire quand j’ai revu l’autre infirmière qui m’a raconté avoir bien rigolé car elle croyait que je cherchais à attraper les fesses de sa collègue… loin de moi cette idée, mais j’ai bien ri ( Ce ne sont pas les évènements qui comptent, mais la façon dont nous les vivons ! ).
Le trajet nous a conduit à l’hôpital Georges Dumont de Moncton ou je fus acueilli par le chirurgien auquel j’ai demandé :  » Vas-tu me placer une broche ou des plaques et des vis ? »
Il m’a fait un grand sourire et m’a répondu ;  » Je vais d’abord te faire une traction trans-calcanéenne ! »
Comprenez : enfiler un crochet dans l’os du talon pour pouvoir y accrocher des poids d’environ 5 à 6 kilos afin de tirer sur les fragment osseux pour pouvoir les remettre en bonne place.
Mon dimanche soir s’est donc passé au bloc opératoire et encore avec des substances bizarres,
À suivre…
Jacques

PREMIER FÉVRIER 1 9 9 2 ( 2 )

Bonjour,
Je suis donc assis dans la neige avec mon  » bon samaritain  » en attendant l’ambulance qui conduisait l’autre blessé à l’hôpital distant d’un dizaine de kilomètres et en pleine tempête de neige.
Le temps s’est arrêté pour moi sur ce confort chaleureux (dans tous les sens du terme ) et il a bien pu s’écouler de trente à quarante cinq minutes avant de voir arriver l’ambulance et les ambulanciers que je connaissais et qui m’ont abordé avec le sourire en me disant :  » Bon, maintenant c’est à notre tour de te soigner ! « …
Cette phrase et le ton sur laquelle elle a été prononcée a eu sur moi un effet de gratitude qui m’a réjoui et je leur ai expliqué que j’avais redressé ma jambe et calé les morceaux avec de la neige, ce qui les a bien fait rire. Il m’ont placé une attelle, allongé sur le brancard et enfourné dans l’ambulance pour me conduire à l’hôpital à mon tour.
Dans la salle d’urgence, le médecin qui m’a accueilli m’a demandé si j’avais mal, je lui ai répondu :  » Non, j’ai froid !  »
En effet, j’étais en hypothermie et je ne ressentais aucune douleur, le froid insensibilise les nerfs conduisant les sensations de douleur et je suis donc resté en hypervigilance pendant tout ce temps ( Il faut être trés vigilant pour bien vivre en santé ! ).
Les infirmières m’ont apporté une couverture chauffante, le radiologue m’a passé une radiographie pour m’annoncer que j’avais une double fracture ouverte, ce qui ne m’a guère surpris mais confirmait mon excellent diagnostic.
La suite a été oblitérée de ma mémoire car la prescription de succédanés de la morphine ( ou mort fine, j’ai oublié l’orthographe..) ont conduit ma conscience dans des états non ordinaires pendant plus de 20 heures.
Donc le dimanche 2 Février, j’ai refait surface pour apprendre que j’allais être transféré à Moncton ( 250 km )….
À suivre …
Jacques

PREMIER FÉVRIER 1 9 9 2 ( 1 )

Bonjour,
Il y a bientôt 22 ans j’ai eu ou fait un accident lors d’une tempête de neige.
Après un mois de janvier ayant connu un froid intense, je me suis rendu à mon bureau le samedi matin pour un rendez-vous.
Le temps était couvert et le vent commençait à souffler. Sitôt le traitement terminé, j’ai repris le chemin de la maison distante de 3 km, la neige et le vent créaient des conditions de poudrerie et la visibilité était limitée à tel point que mon véhicule s’est immobilisé dans une congère.
Je suis allé emprunter une pelle à une maison voisine et j’ai dégagé mon auto. C’est à ce moment-là que j’ai aperçu un autre véhicule qui avançait dans ma direction, je me suis avancé en lui faisant des signes pour éviter qu’il ne heurte ma voiture encore au milieu de la route.
Le chauffeur ne m’a pas vu, m’a catapulté dans les airs et je suis retombé sur la route au moment ou sa voiture entrait en collision avec la mienne, coinçant ainsi ma jambe gauche entre les deux pare-chocs. Je me suis retrouvé assis par terre dans la neige avec ma jambe gauche pliée à 90 degrés au niveau du tiers inférieur, le genou déboité et j’ai pris ma chaussure entre mes mains pour replacer mon pied dans l’axe de la jambe, j’ai alors senti dans ma chaussure l’impression de tenir un sac de cacahouètes….
Devant l’évidence des faits, je me suis dit :  » Je viens d’avoir un accident, maintenant je dois commencer à me concentrer sur la guérison et me préparer à aller à l’hôpital !  »
Un policier est arrivé, m’a expliqué que l’ambulance était déja partie pour un autre accident à l’autre bout de la rue.
Il s’est alors assis à coté de moi, a entre-ouvert son manteau pour me réchauffer et là j’ai vécu un instant de bonheur intense en pensant :  » Quel beau geste ! « ….. À suivre…
Jacques