PREMIER FÉVRIER 1 9 9 2 ( 2 )

Bonjour,
Je suis donc assis dans la neige avec mon  » bon samaritain  » en attendant l’ambulance qui conduisait l’autre blessé à l’hôpital distant d’un dizaine de kilomètres et en pleine tempête de neige.
Le temps s’est arrêté pour moi sur ce confort chaleureux (dans tous les sens du terme ) et il a bien pu s’écouler de trente à quarante cinq minutes avant de voir arriver l’ambulance et les ambulanciers que je connaissais et qui m’ont abordé avec le sourire en me disant :  » Bon, maintenant c’est à notre tour de te soigner ! « …
Cette phrase et le ton sur laquelle elle a été prononcée a eu sur moi un effet de gratitude qui m’a réjoui et je leur ai expliqué que j’avais redressé ma jambe et calé les morceaux avec de la neige, ce qui les a bien fait rire. Il m’ont placé une attelle, allongé sur le brancard et enfourné dans l’ambulance pour me conduire à l’hôpital à mon tour.
Dans la salle d’urgence, le médecin qui m’a accueilli m’a demandé si j’avais mal, je lui ai répondu :  » Non, j’ai froid !  »
En effet, j’étais en hypothermie et je ne ressentais aucune douleur, le froid insensibilise les nerfs conduisant les sensations de douleur et je suis donc resté en hypervigilance pendant tout ce temps ( Il faut être trés vigilant pour bien vivre en santé ! ).
Les infirmières m’ont apporté une couverture chauffante, le radiologue m’a passé une radiographie pour m’annoncer que j’avais une double fracture ouverte, ce qui ne m’a guère surpris mais confirmait mon excellent diagnostic.
La suite a été oblitérée de ma mémoire car la prescription de succédanés de la morphine ( ou mort fine, j’ai oublié l’orthographe..) ont conduit ma conscience dans des états non ordinaires pendant plus de 20 heures.
Donc le dimanche 2 Février, j’ai refait surface pour apprendre que j’allais être transféré à Moncton ( 250 km )….
À suivre …
Jacques

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